Quel est le patrimoine culturel de la République Dominicaine ?
Traditions - agenda culturel
La République-Dominicaine est une petite île mais vous pourrez profiter de fêtes civiles et religieuses ou de festival de danse tout au long de l'année. Ci-dessous, vous trouverez dans son intégralité, l'agenda culturel de la République Dominicaine
Fêtes civiles
1er janvier : jour de l'an. 27 février : fête de l'Indépendance.
En République dominicaine, les jours fériés suivants sont célébrés le lundi ou le vendredi le plus proche de la date. 26 janvier : naissance de Juan Pablo Duarte. 1er mai : fête du Travail. 16 août : fête de la Restauration dominicaine. 6 novembre : jour de la Constitution. Les fêtes religieuses tiennent aussi une bonne place dans la vie dominicaine. 6 janvier : jour des Rois. 21 janvier : fête de Nuestra Señora de la Altagracia. vendredi saint : Corpus Christi. 24 septembre : fête de Nuestra Señora de la Mercedes. 25 décembre : Noël.
Parmi les fêtes d'importance, on peut citer celle de la Altagracia. Très tôt après sa fondation, en 1502, la ville d'Higüey devint un lieu de culte important. On y célèbre la Vírgen de la Altagracia, patronne du pays connue pour ses nombreux miracles. Encore aujourd'hui, la ville est un centre de pèlerinage important. Un nouveau lieu de culte, Nuestra Señora de la Altagracia, inauguré le 21 janvier 1971, accueille trois mille fidèles.
Les combats de coqs
Si vous ne savez pas quoi faire en République Dominicaine, il existe une véritable institution nationale, le combat de coqs qui a été importé par des colons espagnols. Ils ont lieu dans des galleras ou arènes en terre battue et opposent deux coqs choisis en fonction de leur poids, de leur âge et de leur expérience. Les propriétaires des oiseaux ou galleros se présentent, posent des éperons sur les ergots des volatiles puis le juge-arbitre donne le signal du combat, qui dure 15 minutes (moins en cas de mort ou d'abandon d'un des adversaires). Ces combats sont naturellement l'enjeu de paris, parfois très élevés, qui se font au fur et à mesure de la lutte.
Mais la République dominicaine ne serait pas tout à fait la même sans ses carnavals. Importés par les colons espagnols, ils ont tout d'abord eu lieu un peu avant le Carême et au solstice d'été. De nos jours, ils se tiennent le 27 février (date de l'Indépendance) et le 16 août (fête de la Restauration). Comme l'exige la coutume en République Dominicaine, une liesse gigantesque s'abat alors sur l'ensemble du pays ; chaque ville, chaque petit village défile avec ses costumes, ses masques et ses musiques. La fantaisie est de rigueur et plus les masques sont effrayants plus la fête est réussie. Chaque ville s'enorgueillit de son style propre. Ainsi à La Vega, la légende veut que le diable, agacé par Andromorfo Mefistofélico, un démon par trop turbulent, envoya ce dernier en pénitence sur terre. En arrivant, le coquin se brisa une jambe et devint boiteux (d'où son nom). Ce farceur aimait surtout se moquer des colons et de leurs vêtements colorés. On comprend mieux l'explosion de couleurs des diablos cojuelos (diables cornus) qui défilent aujourd'hui, enrubannés et claudiquant dans cette ville. A Santiago, les lechones (porcs) du quartier de la Joya affrontent les pepines (des diables aux cornes hérissées de pointes) du quartier homonyme. A Cabral, les cachuas envahissent les cimetières, à Monte Cristi, les toros chargent le public tandis qu'à San Pedro de Macoris, des danses sauvages (momises) ne sont pas sans évoquer les représentations de l'Angleterre moyenâgeuse. Durant les processions, tous ces démons se ruent sur les spectateurs munis de vejigas (vessies de porc), afin de les punir pour leurs pêchés. Pour se faire une idée, on peut admirer des masques plus ou moins anciens au musée de l'Homme, à Saint-Domingue. Les carnavals les plus réputés sont à Santo Domingo, La Vega, Monte Cristi, Samana, San Pedro de Macoris et Santiago.